Un bref historique
Guerlesquin naît au milieu du XIème siècle à proximité d’une motte féodale, édifiée entre 1040 et 1056 par Even Gwen sur les bords du Guic.
La motte est détruite en 1080 et remplacée par un château construit par les Charruel. Cette famille est présente à la première Croisade et aux guerres de Succession (1341-1365), lors du Combat des Trente en 1351 au cours duquel des seigneurs guerlesquinais s’illustrèrent.
Les seigneurs de Penhoët y succèdent au XIVème siècle et obtiennent du Duc Jean V le titre de ville ainsi que des privilèges commerciaux le 14 mai 1434 (droit des poids, balance et foires), concrétisant la vocation commerciale de notre ville. La devise de Jehan de Penhoët "Red Eo" -" il faut"- est encore celle de Guerlesquin.
Les Rohan à qui l’on doit la première cohue (1526) surmontée d’un auditoire de justice renforcent le rayonnement de Guerlesquin sur le Trégor, la Cornouaille et le Léon.
En 1653, la ville sous le Marquisat de Vincent du Parc, Maréchal de camp de Louis XIII est importante par ses marchés. Guerlesquin est le siège de l’administration seigneuriale (juge, avoué, procureur fiscal, notaire, sénéchal et sergent) et on y rend la justice tous les lundis.
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Red Eo, signifiant : "Il faut". Devise de Jehan de Penhoët et aujourd’hui celle de Guerlesquin. A la fin de l’Ancien Régime, les Pelletier de Rosanbo sont seigneurs de Guerlesquin.
En 1732, Guerlesquin accueille, outre le marché du lundi, 19 foires annuelles pour les toiles, le lard, le pain blanc, le vin et les chevaux. En 1900, on compte encore 17 foires aux bestiaux qui cessent pratiquement de 1947 à 1967.
Outre ses fonctions commerciales, la ville vivait aussi de l’exploitation de carrières de granit (une centaine de tailleurs de pierres travaillaient à Guerlesquin en 1914). |