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La chapelle Saint Jean
Cette chapelle bâtie en 1686 en souvenir du grand pèlerinage de St Jean du Doigt, se distingue uniquement des maisons de la place dans l’alignement desquelles elle se situe, par un campanile d’ardoises au centre du faîtage. Une niche avec statue de la Vierge surmonte une porte du 17ème siècle.
C’est le seul monument subsistant du Couvent des Dames Paulines fondé par les seigneurs DU PARC DE LOCMARIA. L’on voyait autrefois leurs armes dans le lambris situé au-dessus de l’autel. La Congrégation des Dames Paulines avait pour but : l’instruction des jeunes filles pauvres ainsi que la visite des familles nécessiteuses, leur distribuant à domicile du réconfort et de la nourriture.
A la Révolution les Dames Paulines furent expulsées en 1793, la chapelle fut vendue comme bien national. Estimée à 600 francs, elle fut donnée à la Fabrique de Guerlesquin par Dame Marie-Joseph Le Saux, veuve du Sieur Léon. Cette donation fut entérinée par ordonnance royale du 30 juin 1829. Complètement ruinée, elle fut reconstruite en 1844.
A l’intérieur, l’unique autel est surmonté de la statue de St Jean Baptiste présentant l’Agneau, entouré à sa droite de St Laurent avec son grill et à sa gauche de Ste Barbe. Ces statues paraissent être du 16ème siècle. A l’opposé de l’autel, la Vierge enceinte terrassant le démon est symbolisé par deux cornes. La statue de St Thégonnec en Evêque représenté avec un loup tirant sa charrette, était autrefois dans la chapelle du même nom. Au mur, le tableau provenant de l’ancienne église paroissiale représente le Sacré-Coeur de Jésus. Lors des modifications du Choeur de l’église paroissiale, le Christ, actuellement à la chapelle, retrouvé en lambeaux sous le maître-autel a été restauré et reconstitué par un sculpteur local de Saint Eutrope qui n’a pas jugé bon de le mettre en croix.
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Chapelle Saint Jean
La chapelle au début siècle tombant à nouveau en désuétude et servant de remise communale et paroissiale fut réhabilitée à l’initiative de la nouvelle municipalité à partir de 1965 par l’action des employés communaux et, pendant les vacances, des camps de jeunes.
Avant la Révolution, le clergé exerçait le culte dans cette chapelle à différentes occasions. Le pardon (messe et vêpres) se déroulait le jour de la St Jean Baptiste. On s’adressait à St Jean pour des maux d’yeux : la pratique étaient comme à St Jean Du Doigt de se laver les yeux à la fontaine. Depuis sa réhabilitation, le culte y est pratiqué régulièrement chaque semaine.
Les vitraux ont été réalisés en 1970 par l’atelier de Hubert de Sainte Marie de Quintin. Sur celui de gauche sont reproduits les blasons des anciennes familles nobles ayant eu des possessions à Guerlesquin et dans ses environs, celui de droite présente les armoiries de quelques cités bretonnes. |